Dix films dont je ne me lasserais jamais

Je vis actuellement une phase de changements. Fin d’études, recherche d’emploi… J’effectue un plongeon effrayant dans l’avenir. Et quoi de plus rassurant qu’un bon film, doux et familier ? C’est mon remède aux crises d’angoisse et j’ai pensé partager ici ces longs métrages qui me tiennent à cœur. Ceux que je pourrais revoir mille fois sans jamais me lasser…

 

Les Seigneurs de la route

10. Les Seigneurs de la route (Paul Bartel – 1975)

Ce film est, paraît-il, mieux connu sous le titre de La Course à la mort de l’an 2000. Pourtant, mes parents et moi l’avons toujours nommé Les Seigneurs de la route. À mi-chemin entre le nanar et le coup de génie, il m’a toujours fait une grande impression. Il relate une course de voiture hyper violente où les participants doivent tuer un maximum de personnes gratuitement. David Carradine en personnage principal, Stallone dans l’un de ses premiers rôles. Hautement improbable. Je trouve Les Seigneurs de la route incroyablement osé, de mauvais goût, absolument fascinant. Son remake de 2008 ne lui arrive en aucun cas à la cheville.

 

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Pourquoi il faut absolument aller voir Les figures de l’ombre au cinéma

Les figures de l’ombre sort aujourd’hui au cinéma. J’ai eu l’occasion d’aller le voir en avant-première et j’ai adoré ce film sur les premières femmes noires à faire une brillante carrière au sein de la Nasa. En quelques points, je vous explique pourquoi il ne faut pas le rater.

 

En 1961, la ségrégation est encore appliquée dans de nombreux états d’Amérique. Et certaines cumulent les tares : en plus d’être noires, elles ont l’audace d’être nées femmes. Katherine Goble, Mary Jackson et Dorothy Vaughan font partie de cette fâcheuse statistique. Le racisme et le sexisme hantent leurs existences, mais ne les ont pas empêchées d’être brillantes. Les trois demoiselles ont toutes un talent inné pour les sciences et ont toutes obtenu de prestigieux diplômes. Si bien qu’elles sont parvenues à être embauchées en tant que « calculatrices » au siège de la Nasa, en Virginie. Malheureusement, le job n’est pas à la hauteur de leur excellence. Katherine est une surdouée en mathématiques, Mary une aspirante ingénieure née, et Dorothy une passionnée de technologie remarquablement débrouillarde. La course à l’espace, dans un contexte de guerre froide, fait rage. Elle va leur permettre de s’émanciper et de confirmer leurs talents. Et le film qui retrace cette histoire vraie est une superbe réussite. Pourquoi ?

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Rockyrama Challenge #5 : Nicolas Cage, gourou de la secte des lapins roses

Je suis encore en retard pour le Rockyrama Challenge. Fêtes de Noël oblige, je n’ai pas pu visionner tous les films de ma petite liste en décembre. Je ne relâche pas la pression pour autant. Ce mois-ci, Rockyrama m’a emmenée au sommet d’une montage avec Stallone et m’a fait rire dans une école de police. Je vous raconte ?

 

Les ailes de l'enfer

80. Les ailes de l’enfer (1997 – Simon West)

J’étais, au départ, très emballée par Les Ailes de l’enfer. Parce que, d’une part, je suis bonne cliente en matière de films d’action, et d’autre part, parce que je l’ai visionné avec des amis, comme le recommande Rockyrama. De plus, le casting XXL composé, entre autres, de John MalhovitchNicolas Cage et Danny Trejo, nous vendait du rêve à fort taux de testostérone. L’histoire aussi était pleine de promesse : Nicolas Cage, ex ranger, sort de prison après avoir été condamné pour homicide involontaire. Il prend un avion pour rentrer chez lui avec, à son bord, d’autres détenus en transit vers de nouveaux centre de détention. Manque de bol, les criminels parviennent à prendre le contrôle de l’appareil.

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Rockyrama Challenge #4 : Stallone et les Clowns tueurs de l’espace

Non, le Rockyrama Challenge n’a pas disparu. Je ne renonce pas à visionner les 101 films proposés par le magazine. Le mois dernier, je me suis penchée toute une semaine sur le Festival de cinéma Lumière. Du coup, j’ai pensé que trop de ciné tuait le ciné. C’est pourquoi mon marathon n’a repris qu’en novembre. Et il y a du Stallone au menu…

 

les_clowns_tueurs_venus_d_ailleurs

85. Les Clowns tueurs venus d’ailleurs (Stephen Chiodo – 1988)

Des clowns extra-terrestres débarquent sur terre dans leur vaisseau chapiteau pour transformer les humains en barba-papas géantes. Autant vous dire qu’après avoir lu le pitch, je me suis littéralement ruée sur mon ordinateur. Il FALLAIT que je vois ça. Verdict ? Et bien, les effets spéciaux sont extrêmement cheaps, le doublage français dégueulasse, l’acting passable et les décors en carton-pâte. Pourtant, j’ai adoré ça et j’ai joui comme une pucelle au premier rang d’un concert de Justin Bieber.

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Une semaine au Festival Lumière à Lyon

Toute la semaine, je vous ferais vivre le Festival Lumière de l’intérieur, au travers de cet article qui sera mis à jour régulièrement. Cette année, le prix Lumière est attribué pour la toute première fois à une femme, Catherine Deneuve. Je me devais de fêter dignement l’événement.

 

 

Festival Lumière

Lundi 10 octobre

13h00 : C’est parti ! On commence très fort par une projection du Dracula de 1931, intégralement restauré. Je suis grave à la bourre pour ma course du jour. En effet, j’ai quatre films à voir dans la journée. Alors, j’avale ma poêlée de poireaux et je cours au ciné en bas de chez moi. Vite, vite, vite !

 

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3 films d’horreur pour « mauviettes »

Je m’adresse aux filles qui ont peur. Celles qui s’effondrent à la moindre goutte de sang. Celles qui se privent sciemment de tout un pan de la production cinématographique. Faites-moi confiance. L’horreur, j’adore. Et rien que pour vous, j’ai sélectionné trois films adaptés à vos craintes.

 

Christine Films d'horreur

 

Christine (1983 – John Carpenter)

On commence en douceur par une adaptation d’un roman de Stephen King. L’histoire d’un gamin se prenant d’affection pour sa voiture. Cette même voiture est dotée d’une conscience et assassine tous ceux qui essayent de se dresser entre elle et son propriétaire. Pitch ridicule pour les non-initiés. Or, nous sommes en présence de deux maîtres du genre, Stephen King et John Carpenter. Le scénario s’avère d’une finesse rare et l’on s’approche plus du thriller psychologique que du véritable film d’épouvante.

Je vous rassure tout de suite, rien ne viendra choquer vos petites mirettes dans Christine. Ici, la peur se base sur l’anticipation. Ce film se passe très bien d’effusions de gore. Il ne contient aucun étalage de tripes, ni de tête tranchée. On s’aperçoit rapidement que le lycéen obsédé par sa bagnole est beaucoup plus inquiétant que l’engin tueur. Une parfaite métaphore du passage à l’âge adulte. Pour preuve de ma bonne foi, j’ai visionné Christine avec une amie terrifiée par son ombre. Et elle a adoré. Je le répète : faites-moi confiance 😉

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Rockyrama Challenge #3 : Jeunesse et Fast-food

Le Rockyrama Challenge du mois d’août vous parvient avec un peu de retard. En effet, suite à un changement de gestionnaire, ma résidence ne dispose plus d’internet en accès libre. Je me suis quand même débrouillée pour vous faire part de ces cinq films, desquels émane un thème commun : la jeunesse, naïve et insouciante.

 

Young Guns

90. Young Guns (Christopher Cain -1988)

On commence loin de tous mes genres de prédilection avec un western. L’Ouest sauvage, perso, je n’y connais rien. Lorsque j’y réfléchis, hormis quelques classiques de Sergio Leone, je ne peux citer parmi mes références cow-bow que Retour vers le futur 3Les Pétroleuses et Django Unchained. Je ne pourrais donc pas vous offrir un avis très éclairé sur la question. Toutefois, j’ai grandement apprécié Young Guns. Librement adapté de l’histoire de la guerre du Comté de Lincoln dans les années 1870, le film dresse un portait charismatique et fascinant de la bande à Billy The Kid.

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3 films injustement détestés à (re)découvrir 

De retour de vacances, vous vous ennuyez ferme face au vide intersidéral des programmes télé. Plutôt que de végéter devant la sempiternelle rediffusion de La Septième Compagnie, pourquoi ne pas se lancer dans une petite soirée DVD ? Ce serait l’occasion de se diriger vers quelques longs-métrages maudits. Après tout, personne n’est là pour vous juger. Tous vos amis visitent Berlin ou se bronzent en Thaïlande. Ça ne pourrait donc pas être pire. À moins d’une bonne surprise…

 

Marley et moi

Marley et moi (2008 – David Frankel)

On nous a vendu Marley et moi comme une comédie potache à base de chien, dans la lignée de Beethoven. Les mecs du marketing devaient prendre l’apéro au moment du brainstorming pour le marché français, car lorsqu’on visionne le film, on réalise aisément qu’ils se sont plantés sur toute la ligne. Le public a assez soupé des comédies animalières des années 90. Doo Little, c’est ringard, les mecs ! Pas étonnant que les spectateurs français se soient imaginé que Marley et moi constituait une énième abomination du genre, humant la déjection canine à dix kilomètres à la ronde.

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Rockyrama Challenge #2 : Avec Bruce Campbell, entre le feu et la glace

Nous voici un mois après le premier volet du Rockyrama Challenge. Pour cette issue de juillet, je dois bien avouer que les cinq films qui s’offraient à moi ne m’enchantaient pas vraiment. Pourtant, j’ai croulé sous les bonnes surprises. Retour sur ces longs-métrages que je ne regrette pas d’avoir visionné…

 

Bubba Ho-tep

95. Bubba Ho-Tep (Don Coscarelli – 2002)

En tant que méga fan de la trilogie Evil Dead, j’aime énormément Bruce Campbell, un acteur parfois considéré comme raté. En cause : une flopée de films de série B d’un goût plutôt douteux. Pourtant, le « groovy Bruce » a su prouver à de maintes reprises qu’il savait surprendre. Notamment à la sortie de l’incroyable My name is Bruce, auto-parodie qu’il a lui-même réalisée. Dans ce film, un gamin somme l’acteur de sauver son village, menacé par un démon. Dans son esprit et dans celui du public, Bruce Campbell = Ash, le héros d’Evil Dead. Au début du film, le jeune homme prononce une réplique qui m’a, jusqu’alors, toujours intriguée : « Bien sûr que tu aimes Bubba Ho-Tep ! Tout le monde aime Bubba Ho-Tep ! »

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5 héroïnes de fiction qui déchirent tout

On a tous une héroïne de fiction qui nous tient particulièrement à cœur. Parce qu’elle est belle, forte, infaillible et qu’elle nous rassure. Un peu comme une seconde maman qui veillerait sur nous, lorsqu’elle n’est pas occupée à combattre le mal. Beaucoup tiennent une place particulière dans mon cœur. Je vous dévoile mes cinq préférées.

 

Buffy Summers

1. Buffy Summers (Buffy contre les vampires, 1997-2003)

À tous ceux qui n’étaient pas encore au courant : je suis fan de Buffy. Je la voudrais comme sœur, comme copine et comme garde du corps personnelle. Rien que le postulat de départ de la série éponyme est incroyablement badass. Buffy répond à l’archétype de la pom-pom girl blonde qui meurt inéluctablement à la vingtième minute d’un film d’horreur. Or, ici, elle se retourne et déboîte la mâchoire du monstre ! Au fil des saisons, Buffy symbolisera bien plus. Une jeune adulte confrontée à ses responsabilités, une personne faillible qui commet les pires erreurs, une super-héroïne et enfin, une meneuse qui refuse de se soumettre à la volonté de vieux bureaucrates poussiéreux. Figure du féminisme moderne, Buffy détient une personnalité complexe qui fait d’elle l’héroïne de série la mieux développée de tous les temps. Depuis l’arrêt de Buffy The Vampire Slayer en 2003, de nombreux fans attendent patiemment sa relève triomphante.

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