Dix films dont je ne me lasserais jamais

Je vis actuellement une phase de changements. Fin d’études, recherche d’emploi… J’effectue un plongeon effrayant dans l’avenir. Et quoi de plus rassurant qu’un bon film, doux et familier ? C’est mon remède aux crises d’angoisse et j’ai pensé partager ici ces longs métrages qui me tiennent à cœur. Ceux que je pourrais revoir mille fois sans jamais me lasser…

 

Les Seigneurs de la route

10. Les Seigneurs de la route (Paul Bartel – 1975)

Ce film est, paraît-il, mieux connu sous le titre de La Course à la mort de l’an 2000. Pourtant, mes parents et moi l’avons toujours nommé Les Seigneurs de la route. À mi-chemin entre le nanar et le coup de génie, il m’a toujours fait une grande impression. Il relate une course de voiture hyper violente où les participants doivent tuer un maximum de personnes gratuitement. David Carradine en personnage principal, Stallone dans l’un de ses premiers rôles. Hautement improbable. Je trouve Les Seigneurs de la route incroyablement osé, de mauvais goût, absolument fascinant. Son remake de 2008 ne lui arrive en aucun cas à la cheville.

 

Big Fish

9. Big Fish (Tim Burton – 2003)

Certains estiment que Big Fish a commencé à sceller le cercueil artistique de Tim Burton. Je ne suis pas de ceux-là. J’adore ce film. Certainement mon Burton préféré, je le considère comme grandiose, inventif au possible et d’une tendresse rare. L’histoire de ce père, sur son lit de mort, qui raconte sa vie à la manière d’un conte burlesque, me bouleverse. Je pleure à chaudes larmes pendant tout le récit. Je pense qu’il s’agit du Burton le plus abouti, tant en termes d’esthétisme que de narration. Rien jamais ne pourra me détourner de l’amour que je ressens pour Big fish. #SoulMate

 

The Breakfast club

8. The Breakfast club (John Hugues – 1985)

Comme avec Big fish, j’entretiens une véritable romance avec The Breakfast club. Je sais que beaucoup ont trouvé le film très beau, sans pour autant avoir été touché. C’est simple, soit on adhère à ce huis-clos contemplatif dont les dialogues prévalent sur l’action, soit on passe à côté. Personnellement, je retrouve mon adolescence perdue à la fois dans le personnage du sportif, de la fille populaire, de la weirdo, du rebelle et de l’intello, tous enfermés en colle un samedi matin. Il y a quelque chose chez John Hugues qui me bouleverse profondément.

 

Evil Dead 2

7. Evil Dead II (Sam Raimi – 1987)

En cas de coup de blues, je brise la vitre et je récupère mon DVD d’Evil Dead II de toute urgence. Ce film m’a mis une claque sévère la première fois que je l’ai vu. Evil Dead II colle à la définition du terme « trop » : trop dingue, trop gore, trop barré, trop insensé, trop génial. Il me fait à la fois hurler de rire, tout en me mettant extrêmement mal à l’aise. J’aime particulièrement les trucages faits maison, l’art de la débrouille selon Sam Raimi. Puis, Bruce Campbell dans le rôle d’Ash est tout simplement brillant. Bref, j’en parle comme une fangirl sans le moindre jugement objectif. Ne me demandez pas de trouver un défaut à ce film, j’en suis incapable.

 

Twin Peaks fire walk with me

6. Twin Peaks : Fire walk with me (David Lynch – 1992)

En réfléchissant à cet article, il m’était impératif de sélectionner un film de David Lynch, l’un de mes maîtres à penser. J’ai longtemps hésité avec Sailor & Lula. Puis, j’ai revu Fire walk with me en salle pour sa sortie 4K remasterisée. Et là, le doute n’était plus permis. J’ai sursauté, vibré comme jamais devant le récit des derniers jours de la jeune Laura Palmer, adolescente en perdition, recluse dans un mal de vivre innommable. Fire walk with me est exigent, long et bourré de symbolisme métaphysique. Soit on aime, soit on n’aime pas. Moi, j’y ressens une rage cruelle à la fois frustrante et paradoxalement, salvatrice. Ce film me fascine et sa bande originale sert de fond sonore à mes nuits d’insomnie.

 

Qui veut la peau de Roger Rabbit

5. Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (Robert Zemeckis – 1988)

Quand j’étais petite, j’ai dû voir Qui veut la peau de Roger Rabbit mille et un, mille et deux, mille et trois… Toute ma famille souhaitait que la cassette vidéo brûle dans un brasier ardent. Il s’agit pour moi de l’un des meilleurs films mélangeant live action et animation jamais réalisé. Il fourmille de petits détails, tout y est orchestré avec soin, créativité et intelligence. Puis, quel plaisir de croiser à la fois Betty Boop, Bugs Bunny, Donald et Mickey dans un même film ! Du rêve pour les gosses, et un humour corrosif pour satisfaire les adultes. Je ne m’en lasserais pour rien au monde. Si bien que j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps à l’annonce du décès de Bob Hoskins, l’inoubliable interprète du détective Eddie Valiant.

 

Quand Harry rencontre Sally

4. Quand Harry rencontre Sally (Rob Reiner – 1989)

Haaaa… Quand Harry rencontre Sally. Le film qui me redonne foi en l’humanité, qui me rappelle que l’amour existe, que l’on est jamais seul sur cette terre. Je l’aime passionnément parce qu’il nous raconte une romance loin de tout cliché, où l’on accepte le pire comme le meilleur. Je trouve l’idée d’entrecouper le récit de témoignages de couples tous différents absolument sublime. Quand Harry rencontre Sally, c’est drôle, poétique, triste parfois, mais aussi un peu magique. Magique parce qu’il puise son essence dans de simples anecdotes, pleines d’humanité, desquelles peuvent naître la beauté de l’ordinaire. Les personnes qui n’ont pas aimé Quand Harry rencontre Sally ont un trou béant à la place du cœur. Mon jugement est sans appel.

 

Rocky

3. Rocky (John G. Avildsen – 1976)

J’ai toujours aimé Stallone, mon gros bras des eighties préféré. N’importe quel film avec lui, même la pire des bouses, me redonne la pêche pour plusieurs semaines. Pourtant, j’ai rencontré Rocky Balboa sur le tard. Certainement parce que mon papa était plutôt branché Schwarzenegger. J’imaginais Rocky comme un film de mec, bourré à la testostérone et glorifiant cette montagne de muscles de boxeur. Si j’avais su à quel point j’avais tort… Je ne serais pas passée à côté de ce drame social incroyablement bien écrit – par Sly lui-même – avec pour théâtre, la ville en déclin de Philadelphie. Quand je me sens nulle, incapable et bonne à rien, je me dis « bas-toi comme Balboa. » Et j’ai appris que, même dans l’échec, on pouvait ressortir victorieux. Si l’on m’avait dit qu’un jour j’apprendrais une telle leçon vie auprès de Sylvester Stallone, pour sûr, je n’y aurais jamais cru. Ce doit être le côté té-ci qui sommeille en moi…

 

Le Roi Lion

2. Le Roi lion (Roger Allers & Bob Minkoff – 1994)

J’entends déjà pester les rageux… « Plagiat du Roi Léo. » Ouais bon, peut-être. Mais osez me dire que cette vieille série japonaise égale l’animation sublime, la bande originale léchée et la profondeur du scénario du chef d’oeuvre de Walt Disney, je ne vous croirai pas. Soit vous êtes de totale mauvaise foi, soit vous êtes parfaitement hermétiques à la beauté. Si l’on excepte les passages puérils avec Timon & Pumba, Le Roi Lion se révèle comme un dessin animé d’une grande maturité, sombre même parfois. La cruauté du meurtre de Mufasa ne peut laisser de marbre. Même avec un regard d’adulte, mon cœur se brise à chaque fois devant ce film, pourtant visionné maintes et maintes fois durant mon enfance. C’est le premier dessin animé que j’étais voir au cinéma avec mon père. Au nom de ce souvenir, je le défendrais devant une armée entière de Disney-sceptiques. Et ce, même si je dois perdre toute dignité.

 

Presque célèbre

1. Presque célèbre (Cameron Crowe – 2000)

Presque célèbre n’est peut-être pas un chef-d’oeuvre. Il s’agit certainement d’un film purement sympathique, à la réalisation quelque peu scolaire. Pourtant, il revêt une importance capitale dans ma vie. Certes, l’image du rock et du journalisme qu’il dessert s’avère des plus romancées. Il n’empêche que ce film m’a donné envie de prendre un stylo, de raconter des histoires, de me baigner dans le rock’n’roll, de faire de l’écriture mon métier. Dès que je l’ai vu, mon existence n’a plus été tout à fait la même. William Miller, le reporter intello féru de musique rebelle et la tête pleine de rêves, c’est moi. Ses déconvenues, ses joies sont miennes et, mon idole, c’est un Philip Seymour Hoffman en costume de Lester Bangs, rock-critic émérite, artiste incompris. Bien que ce film n’ait pas marqué son temps, il a changé ma vie. Et pour moi, toute la puissance évocatrice du cinéma prend son sens ici même.

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