Le jour où j’ai découvert qu’être malade, c’était (vraiment) pas marrant

La semaine dernière, j’ai eu la grippe. De ce fait, je n’avais qu’une envie : rester au fond de mon lit et regarder Buffy contre les vampires en somnolant jusqu’à ce que mort s’en suive #demimesure. Pourtant, je me suis levée le matin et je suis allée bosser. Décidément, la vie d’adulte, c’est carrément chiant.

 

« Môman, je suis balaaaade ! »

Cette phrase, je n’y ai plus droit. Bien sûr, j’ai envoyé un texto à ma mère pour lui dire que j’allais mourir, tant le virus de la grippe était féroce cette année, mais le fait est qu’elle n’y peut rien. Auparavant, elle pouvait faire des miracles. Une simple main posée sur mon front me garantissait au moins deux jours d’école buissonnière et des kilos de coquillettes au jambon à déguster devant Parker Lewis.

Malade

Désormais, ma mère est loin et je suis (presque) mon propre garant. Si je veux pouvoir me payer mes cheesecakes au citron, mon abonnement de piscine et des fringues cool pour l’hiver, il faut que je trime #Causette. Du coup, je sacrifie mes week-ends au Progrès et, après une semaine de cours, ça n’est franchement pas agréable. Surtout quand on est malade. Sauf que je n’ai pas le choix. Pas de boulot, pas d’argent. Pas d’argent, pas de virée chez Ikea. Pas de virée chez Ikea, pas de boulettes de viande. Pas de boulettes de viande, dépression nerveuse et psychotique. Un engrenage dans lequel il vaut mieux que j’évite de mettre le doigt.

Malade
« Si tu m’approches, je te bombarde au napalm. »

À ce moment très précis, l’envie me démangeait de balancer cet avertissement à tout mon entourage. Déjà que d’ordinaire, je ne suis pas la personne la plus abordable du monde, ce trait de caractère s’épaissit autant que ma muqueuse nasale quand arrivent les microbes de l’hiver. Ce doit être mon côté petite fille gâtée, mais je ne supporte pas qu’on néglige le fait que je souffre intensément et que je souhaite agoniser en paix.

Au boulot, j’ai donc dû faire preuve de self-control pour ne pas me transformer en dragon cracheur de flammes. Il n’empêche que je n’ai pas pu m’empêcher de faire ma voix de fille-souffrante-pas-bien-du-tout au téléphone. Le but de la manoeuvre était de culpabiliser suffisamment mon interlocuteur pour qu’il renonce à la moindre réclamation sur mon travail. Efficace.

Malade
Le souci, c’est qu’en pleine poussée de fièvre, j’ai également dû envoyer quelques uns de mes collègues se faire voir. Et être virée pour un rhume, ça serait quand même con. Il faudrait que j’apprenne à supporter mes alleas de santé, sans en vouloir à la terre entière. Effort encore une fois difficile pour la princesse aux coquillettes.

Microbes et whisky 

La semaine dernière, j’ai donc découvert qu’être une grande fille signifiait prendre ses responsabilités. Pour le meilleur et pour le pire. Même si je suis encore jeune et que mes parents sont encore là pour m’épauler, ils ne pourront pas assurer cette fonction éternellement. Encore heureux, car je me vois mal compter encore sur eux dans dix ans. Le problème, c’est qu’en mon fort intérieur, j’adorerais redevenir cette gosse qui squatte la télé de la chambre parentale avec un plat de pâtes et 40 de fièvre.

Nous en rêvons tous. Surtout la tête dans un appareil à inhalations, un samedi soir à 23h00, à la sortie du boulot. Avec mon oreille bouchée et mon nez qui coulait, je serrais mon bol de soupe en me disant qu’ensuite, il faudrait que je trouve la force de faire la vaisselle. Parce que maman ne la ferait pas à ma place. Papa ne viendrait pas me border non plus. Quelle galère ! Puis, en versant une larme de Jack dans mon thé pour me remettre d’aplomb, j’ai souri.

Malade

« Dieu merci, ils ne me voient pas faire ça… »

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