3 films injustement détestés à (re)découvrir 

De retour de vacances, vous vous ennuyez ferme face au vide intersidéral des programmes télé. Plutôt que de végéter devant la sempiternelle rediffusion de La Septième Compagnie, pourquoi ne pas se lancer dans une petite soirée DVD ? Ce serait l’occasion de se diriger vers quelques longs-métrages maudits. Après tout, personne n’est là pour vous juger. Tous vos amis visitent Berlin ou se bronzent en Thaïlande. Ça ne pourrait donc pas être pire. À moins d’une bonne surprise…

 

Marley et moi

Marley et moi (2008 – David Frankel)

On nous a vendu Marley et moi comme une comédie potache à base de chien, dans la lignée de Beethoven. Les mecs du marketing devaient prendre l’apéro au moment du brainstorming pour le marché français, car lorsqu’on visionne le film, on réalise aisément qu’ils se sont plantés sur toute la ligne. Le public a assez soupé des comédies animalières des années 90. Doo Little, c’est ringard, les mecs ! Pas étonnant que les spectateurs français se soient imaginé que Marley et moi constituait une énième abomination du genre, humant la déjection canine à dix kilomètres à la ronde.

Sauf que. Moi, j’aime les chiens. Et le simple fait de voir ces petites choses mignonnes s’agiter dans ma télé me fait déborder de bonheur. J’ai donc acheté Marley et moi, au hasard d’un bac à soldes. J’imagine que je m’attendais à voir le gros labrador jaune de la jaquette jouer au basket, car pour moi, labrador = Air Bud. Mon Dieu, j’avais tort.

Marley et moi égraine simplement le fil de la vie. Le mariage, le premier enfant, les déménagements, les opportunités professionnelles, les amis dont on s’éloigne peu à peu. Tant d’événements dont nos compagnons à quatre pattes demeurent les témoins les plus fidèles. Jusqu’à leur mort. Certes, nous ne sommes pas face à un chef d’oeuvre et le scénario demeure des plus évidents. Cependant, je défie tous ceux qui aiment les chiens de ne pas se reconnaître dans ce miroir tendu. Préparez-vous à pleurer toutes les larmes de votre corps durant le dernier quart d’heure.

Une équipe hors du commun

Une équipe hors du commun (1992 – Penny Marshall)

À sa sortie, Une équipe hors du commun a subi un lynchage médiatique en règle. Tous les critiques conspuaient le film, certainement en raison de la présence de Madonna, dans un second rôle. Effectivement, à cette période, la Ciccone commençait quelque peu à lasser. Pourtant, sa prestation ne méritait pas tant de haine. Sincèrement, je pense qu’il s’agit de son meilleur rôle au cinéma. Elle semble parfaitement à son aise en jeune fille rebelle. Bien qu’elle fasse sa Madonna, son attitude nonchalante s’avère bienvenue et justement dosée. Il en va de même pour Tom Hanks, qui interprète ici un ancien champion de base-ball raté, obligé d’entraîner une équipe de femmes.

Là réside tout l’attrait du scénario. Une équipe hors du commun retrace l’histoire de la première ligue professionnelle de base-ball féminin aux États-Unis. L’intrigue s’ouvre en 1944, la grande majorité des hommes a été envoyée au front. Les femmes se mettent alors à remplacer leurs époux dans différents corps de métier, afin de participer à l’effort de guerre. Par crainte de la bancroute, les ligues sportives se mettent elles aussi à débaucher des femmes. Elles souhaitent assurer une rentrée d’argent minimale durant l’absence de leurs grands champions. C’est ainsi que les premières équipes féminines de base-ball voient le jour.

Si l’on aurait apprécié une réflexion plus profonde sur la difficulté de monter une équipe féminine dans la société machiste des années 40, la problématique est tout de même justement traitée. Bien que les héroïnes trouvent systématiquement une solution rapide et sûre à leurs problèmes, on compatit à leur sort et l’on se surprend parfois à verser une larme ici et là. Une équipe hors du commun demeure toutefois un véritable feel good movie que l’on visionne avec plaisir. Et ce, malgré de grosses ficelles hollywoodiennes à peine dissimulées.

Pixels

Pixels (2015 – Chris Colombus)

Le problème de Pixels réside certainement dans sa volonté de viser à la fois un vaste public et un public de niche. Résultat, les plus pointus se trouvent déçus et le spectateur lambda se noient dans des références qu’il ne comprend pas. Dommage, car le pitch de base avait beaucoup de potentiel. Les extraterrestres attaquent la terre et emploient comme armes de vieux héros de jeux vidéo d’arcade. Les geeks d’hier, champions de Pacman et de Space Invaders, deviennent alors les héros d’aujourd’hui.

Adapté d’un court-métrage français, Pixels avait tout pour devenir complètement culte. Malheureusement, nous ne sommes plus à l’époque des Zemeckis et autres Harold Ramis, writers géniaux des années 80. Désormais, l’heure est aux blockbusters calibrés et aux recettes toutes faites. Pixels s’en sort donc avec un scénario des plus archétypés et c’est bien dommage…

Pourtant, j’ai du mal à comprendre le déferlement de haine qu’a subit ce film à sa sortie. Une fois ces quelques considérations éludées, j’ai passé un très bon moment devant Pixels. Un Q bert en chair et en os, un Pac man géant dans les rues de New-York, des immeubles qui s’effondrent en Tetris… Ce long-métrage deale du fun en barres ! À consommer par forte chaleur, un Perrier citron à la main.

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